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La révolution verte est en marche

  Les céréaliers  de l’Oranie viennent de se retrouver autour du Groupe Métidji afin de faire le bilan d'une année de collaboration riche en enseignements. Après le Groupe Benamor, à l'est du pays, c'est un transformateur de l'Oranie qui monte au créneau. 

Organisée à l’initiative du groupe Métidji, une rencontre d’évaluation et de vulgarisation vient de réunir des fellah de l’Oranie avec les institutions en charge de la filière céréale. Une filière qui vient se doter d’une structure de coordination et d’échanges où son représentés à la fois les agriculteurs céréaliers, les transformateurs ainsi que l’OAIC à travers les CCLS, qui sont les structures locales chargées de la collecte et de l’entreposage des céréales et des légumes secs. Dans une intervention liminaire, le PDG du  groupe Métidji, dont le siège social se trouve à Mostaganem, a voulu mettre l’accent sur la nécessaire coordination avec les producteurs de céréales locaux afin de les impliquer davantage dans le processus de réduction de la dépendance alimentaire. Il soulignera que son groupe est  désormais engagé auprès des fellah afin de mieux les accompagner dans le long processus de réduction de la facture alimentaire.

Dans ce cadre, dira-t-il, une structure de coordination et de coopération vient d’être mise en place par l’intermédiaire du Centre Régional Interprofessionnel des Céréales ( CRIC) de la région Ouest. La rencontre de Mostaganem qui a vu la participation des wilaya de Relizane,  Chlef, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, Oran et Aïn Témouchent a été mise à profit par les organisateurs afin de rendre  compte de la première année de coopération entre fellahs et transformateurs. Les résultats de cette collaboration ont fait l’objet de plusieurs interventions à travers lesquelles les participants auront pris connaissance du travail réalisé et des perspectives d’avenir. C’est ainsi que Mme Sadli a fait un exposé sur la filière céréales et sur la nécessité de parvenir très rapidement à une traçabilité des produits locaux. Parlant de la qualité des semoules locales, l’experte mettra d’abord en exergue les exigences du consommateur algérien dont le préférence va à une semoule jaunâtre, une couleur très appréciée et recherchée mais que nos blés dur locaux ne rendent que de manière médiocre. C’est pourquoi, dira-t-elle, il est souvent fait appel à des variétés Canadiennes, alors que la plupart de nos blés durs cultivés en Algérie sont de couleur plutôt brune, tout comme la plupart des variétés indigènes. C’est pourquoi, il serait judicieux de procéder à des croisements, soulignera-t-elle. Mis à part la couleur, les participants auront notés que les blés durs locaux possèdent des qualités technologiques très appréciables comme la teneur en humidité, le poids spécifique, la vitrosité,  la teneur en protéines ou l’activité enzymatique. Parlant des caractéristiques de blés dur locaux mesurées au niveau des laboratoires du groupe Métidji, Miloud Mokaddem ne tarira pas d’éloges. Pour ce technicien chevronné, les blés récoltés durant la campagne 2011/2012 chez plus de 50 fellah associés au groupe affichent des caractéristiques très appréciables qui leur permettent d’intégrer sans plus tarder la gamme des produits du minotier privé.
Pour ce responsable technique, les blés durs indigènes récoltés durant la campagne précédente avaient un taux d’humidité variant entre 8 et 11%, une teneur en protéine de 13%, un poids spécifique de 84% et un taux de mitadinage de 5 à 13%, les blés de Sidi Bel Abbès affichant un taux de seulement 4%. Autant de critères ue recherchent systématiquement les technologues des céralaes et qui font des blés durs oranais un produit d’dont l’excellence n’est plus à démonter. C’est pourquoi, en conclusion de cette journée, le PDG du groupe Métidji, contrairement à l’avis de certains membres du CRIC, dira sa volonté d’étendre l’expérience à d’autres agriculteurs et de faire participer à la fois les universitaires et les instituts techniques pour accompagner les agriculteurs et les transformateurs afin de faire connaître le dur labeur des céréaliers algériens et celui non moins exaltant des minoteries privées qui ont la lourde tache de réduire la dépendance alimentaire du pays. Cette synergie entre producteurs et transformateurs  permettra dans un proche avenir de réduire l’insoutenable facture de l’importation.

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