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Articles

Affichage des articles du juillet, 2012

L'ultime cris de Damas

Avec la ruée des réfugiés syriens dans notre pays, c’est un peu comme si nous entrions de plein pieds dans ce conflit qui se déroule à plus de 5.000 km de l’Algérie. De nombreux collègues ont commis des chroniques, voire des éditoriaux, afin de nous rappeler à notre devoir envers le peuple syrien. Afin de permettre une bonne compréhension des enjeux, voici le texte d’une missive envoyée par un prêtre Syrien à François Hollande. Elle a le mérite de la clarté. Pour ma part, je n’ignore rien des souffrances que fait subir le dictateur et sa clique à un peuple que j’aime par-dessus tout. Ayant de nombreux amis Syriens, appartenant à toutes les croyances, je sais combien leur souffrance est insupportable et combien nous leur devons assistance. La première de ces actions consisterait à bien connaître les enjeux. Je cède la parole au père Elias Zahlaoui. Il vous en parlera bien mieux que moi.LETTRE OUVERTE D’UN PRÊTRE ARABE DE SYRIE À M. FRANÇOIS HOLLANDE20 juillet 2012by JahRaph (Damas, le 9…

Tirs croisés sur nos mémoires

Alors que les lampions commencent déjà à se faner sur notre cinquantenaire, voilà que le défilé du 14 juillet nous donne l'occasion de revisiter notre histoire coloniale. En effet, sur l'un des chars, une plan serré aura permis aux téléspectateurs non avertis de lire ceci: " Constantine 1837". Très vite, de nombreux observateurs, dont Boussayar, ont réagit à ce qui s'apparente à une malsaine provocation de la part de l'armée Française. En effet, pourquoi ce choix et pourquoi à ce moment précis où l'arrivée de François Hollande à l'Elysée semble ouvrir de perspectives prometteuses quant à une reconnaissance officielle de ses crimes coloniaux par la France? A l'évidence, 50 ans après avoir été chassé d'Algérie, le cercle algérianiste qui recoupe ce que l'extrême droite fasciste et militariste a de plus rétrograde, ne peut se satisfaire d'une relation apaisée entre l'Algérie et la France. Après, si certains nostalgiques invétérés cont…

L'autre filière Mexicaine pour contrer Monsanto

Dans les pays du tiers monde, l'agriculture est sous la dépendance directe de quelques multinationales qui lui fournisse à la fois les pesticides et les semences. Qui sont dans une large majorité des variétés hybrides, donc quasiment incapable de donner des graines semencières. Ce qui entraine une dépendance vis à vis des compagnies qui peuvent faire la pluie et le beau temps. Très souvent, ces semences s'imposent au détriment d'autres variétés, souvent moins performantes, mais dont certaines potentialités peuvent sauver des mauvaises années. Résistance à la verse, résistance à la sécheresse, résistance à certaines maladies et parasites, facilité de conservation, cycle cultural plus court, moindre besoins en engrais chimiques, autant de caractéristiques qui peuvent s'avérer très utile pour assurer une relative sécurité alimentaire. Ici, l'exemple d'une entreprise Mexicaine spécialisées dans la production de semences de maïs. La filière semences : produire de me…

Le jour où j’ai versé le sang pour Ouled Riah

En revenant vers Nekmaria, traumatisé par le choc de l’agression dont je venais d’être la cible, alors que je peinais à remettre de l’ordre dans la tête de ma fille, qui malgré une année exécrable, était parvenu à franchir sans dégâts l’écueil des examens, mon esprit était partagé tantôt par le discours que tenait à mes cotés le vieux Hamoudi -que son fils Mohamed, avant de quitter le plateau m’avait confié la tache de ramener à la maison-, tantôt par les sanglots persistant de ma fille. Le sang qui continuait à couler de ma joue n’arrangeait rien, en tous cas il ne m’aidait pas à donner l’image de sérénité que je voulais transmettre à mon entourage.

Surtout à ma fille, mais également au vieux Hamoudi, dont les mots me troublaient profondément. Parce qu’il expliquait à un de ses interlocuteurs que je n’étais pas un étranger mais un membre à part entière de sa famille… des mots que je garderais toute ma vie enfouis, comme les 1500 Ouled Riah. Parce qu’ils sont plus forts que la bêtise…

Un colonisé au Carrefour du cinquantenaire

Une chronique de mon amie Farida Tilikete, censurée par le Carrefour d'Algérie, un quotidien national, privé, paraissant à Oran et prenant ses sources à Mesra, non loin d'Aboukir...Oui ...Oui je dis bien Aboukir...du nom de la bataille menée par Napoléon durant sa fébrile conquête de l'Egypte...nom qui fut donné à la petite bourgade de Mesra par l'administration coloniale...qui fut effacé par l'indépendance de 62 et que le propriétaire du Carrefour a réintroduit sur le fronton de sa grosse maison, construite sur nos terre, celles irriguées à jamais par le sang de nos martyrs...Car en plus de se servir de notre histoire pour remuer le couteau là où ça fait toujours mal, ce sénateur qui se fait servir une pension de pacha par notre trésor public ne trouve pas mieux que d'insulter notre mémoire...en inscrivant en lettre latine le nom d'une bataille que Napoléon avait jadis remporté sur les descendants de nos Koutamas d'Egypte...que les descendants de Napol…

Le bonheur est dans la patate

A ma grande satisfaction, Farida Tilikete, la force tranquille de l'Oranie...et plus si affinités...est devenue AGRONOME...et quelle AGRONOME...un véritable génie qui défend mieux que bcp d'autres, dont c'est le métier, le développement de l'agriculture...et la transformation du pétrole noir en pétrole vert...désormais, elle fait partie de la famille...et c'est tout à fait à notre honneur...bienvenue là où ça fait mal...sauf que pour la Spunta...il n'y a pas de bonheur sans les frites...la patate est le meilleur allié du système...quand la Spunta va, tout va...bien... voici une chronique de Farida Tilikete pour feter le 50ème anniversaire de l'indépendance algérienne...ou plutôt de la dépendance...

L’Algérie, un pays heureux ?
L’Algérie a été consacré le pays le plus heureux d’Afrique, et par conséquent, l’Algérien, le citoyen le plus heureux d’Afrique ! Une révélation d’un site d’information en ligne qui ne laisse pas indifférent, et c’est le m…

Les Réfutations de Med Harbi

Suite à la parution de l'article "Harbi a-t-il tué Chaabani?, paru sur ce blog, je viens de recevoir, de la part d'un ami historien, un texte de Med Harbi par lequel ce dernier réfute dans le fond et dans la forme les allégations contenues dans l'article de Mehdi Chérif. voici le passage le plus incisif de la réponse de Med Harbi "  C’est la raison pour laquelle le journal que je dirigeais, Révolution africaine, a appelé le gouvernement à réagir. La dissidence de Chaâbani s’est produite le 4 juillet et a pris fin le 11 du même mois. Entre ces deux dates, Révolution africaine a publié trois articles ; deux éditoriaux sous ma signature, le troisième intitulé «Les féodalités bureaucratiques» exprimait le point de vue de la direction du FLN ; y était relaté le fond de l’affaire Chaâbani. Celui-ci a été jugé sans garantie de justice par un tribunal militaire les 2 et 3 septembre et la sentence exécutée dès le procès terminé. A cette date, je n’étais plus le directeur d…