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Articles

Affichage des articles du octobre, 2010

Tamazight s’arrime à la traduction des œuvres universelles

Deux jours durant, les participants au deuxièmes journées d’études sur la traduction « de et vers les langues et culture émergentes de tradition orale » réunis au sein de l’université de Mostaganem, à l’initiative du HCA, auront convenus de bousculer les lourdeurs administratives en convoquant la littérature maghrébine et universelle. Une manière studieuse et rationnelle afin de contourner les tentatives récurrentes de ghettoïsation

Les chercheurs associés au Haut Commissariat à l’Amazighité qui se sont retrouvés à l’université de Mostaganem dans la cadre de la seconde journée d’études les 11 et 12 octobre dernier ont axés leurs travaux sur « la traduction comme moyen de rencontre des civilisations et de développement des langues émergentes ». Ouverte en présence de Farid Berramdane, doyen de la faculté des lettres et des arts, la rencontre a été malheureusement largement boudée par la communauté universitaire locale. Pourtant, la manifestation ne manquait ni d’ambitions ni d’intérêt…

Laghrib* et le royaume

Déjà avec sa très commode djellaba noire, il détonne superbement dans cette zaouïa du fond de la vallée du Chéliff. Où l’habit n’a jamais fait le moine. Au milieu de ces jeunes et moins jeunes talebs, tous très appliqués, lui, Laghrib comme il aime à se faire appeler, détonne non sans étonner. Pendant que tous les pensionnaires s’appliquent à réciter quelques versets coraniques, lui, l’étranger se met à l’écart. Une seule fois, il a traversé l’immense salle de la zaouïa des Bellahouel où l’on observait le septième jour de deuil, suite au décès du fils cadet du Cheikh. Il y a avait là son cousin germain, venu spécialement du Nord de la France partager la douleur des siens. Médecin de son état, c’est auprès de lui que le défunt était venu chercher un ultime réconfort. Revenu sur les terres de ses ancêtres, le médecin n’est nullement intriguée par la présence de Laghrib, mais par sa parfaite maitrise de la langue de Voltaire, de Montesquieu et d’Étienne de La Boétie. Servi par un accent …

Pierre Joris, un Targui à New York

Quelle exubérance que ce merveilleux et intime colloque  sur la traduction et Tamazigh, qui s’est tenu les 10 et 11 octobre à l’INES de Chimie, dans une sidérante désinvolture de la part de nos étudiants et de nos enseignants – ça fait beaucoup, nous sommes près de 30.000 depuis la rentrée !- à l’initiative du HCA (le Haut Commissariat à l’Amazighité, une création de Zéroual, un fier Chaoui et un authentique Amazigh), avec la participation fort remarquée de Habib Tengour, le plus délicieux poète francophone de Mosta et de Tamezgha, authentique enfant de Tigditt. C’est beaucoup grâce à lui que j’ai pu faire la rencontre la plus sublime de mes 20 dernières années : le Petit Prince de St Exupéry en Amazigh ! Le livre était bien là, exposé non loin d’un autre Major de la littérature musulmane (un peu) et Persane (beaucoup), le sublissime Omar Khayyam dont les délicieuses "Roba3yyattes" sont désormais disponibles pour le public berbérophone. Quelles joyeuses perspectives que de p…

Mohamed Meceffeuk, le martyr du Dahra

Ce mercredi matin, la petite bourgade de Dahra, au nord de Boukadir, là où les alignements de vignoble épousent langoureusement la montagne, tenait son marché hebdomadaire.
 Parti le matin de Mostaganem, Mohamed Meceffeuk, correspondant d’El Watan, se glissait nonchalamment à travers les paquets de fellah venus faire quelques emplettes.La région était devenue un sanctuaire pour les hordes terroristes. Lui qui n’a jamais ménagé les idées obscurantistes dans ses écrits, le savait. Pourtant, comme à son habitude, il allait à la rencontre de cette population à laquelle il ne s’est jamais senti étranger. Il était dans son milieu et discutait avec acharnement avec les gens qui l’entourait. Grace à un irrésistible regard juvénile, il parvenait facilement à capter l’attention de ceux qui l’entourait. Puis soudain, comme sortis de nulle part, un groupe de terroristes fit feu sur lui l’atteignant à mort. En ce mercredi 13 avril 1994 ; Mohamed Meceffeuk tombait sous les balles intégristes. Il éta…

La seconde République Algérienne naitra dans les champs de céréales

Depuis que les prix des céréales locales ont été alignés sur le marché de Chicago, L’Algérie ne s’est jamais aussi bien portée ! En effet, malgré quelques contraintes, le pays est parvenu à produire des quantités de céréales inespérées. Du coup, c’est toute l’économie nationale que se retrouve sens dessus dessous ! Des minotiers privés qui refusent d’acheter localement, le gouvernement et l’OAIC qui menacent de lourdes représailles les récalcitrants et des fellahs qui alignent des rendements à vous donner le tournis. Beaucoup d’intérêts et de certitudes s’entrechoquent avec au menu des milliards de dollars de la facture alimentaire. Il ne faut pas oublier que le prétexte du coup d’éventail par lequel la France coloniale a montée et justifié l’expédition contre Alger et sa riche province avait comme fondement le non payement par la France de ses dettes. Contractées lors de l’achat de céréales à Alger ! Il aura fallu attendre près de deux siècles pour que l’Algérie souveraine se remette…

Le retour de « Boussayar »

Après une longue escapade indépendante de sa volonté« Boussayar » revient avec le même état d’esprit, la même verve, le même dynamisme et la même franchise qui l’a vu naitre. C’était le 6 décembre 2006, dans les colonnes d’El Watan, quotidien indépendant. C’était à l’occasion de la parution, pour la première fois d’une page locale hebdomadaire intitulée « Mostaganem Info ». Pour bien comprendre l’esprit dans lequel cette chronique locale avait été proposée au lectorat de Mostaganem et de sa région, en voici la version originale :
« Boussayar »Enfin ! L’une des plus grandes villes d’Algérie aura, tous les mercredis, grâce à « El Watan », une page pour elle toute seule. C’est une consécration pour cette Citadelle de la culture. C’est également un défi pour ces femmes et ces hommes qui ont fait le choix de vivre dans cette belle région aux multiples facettes. Notre ambition est de faire de cet espace un lieu de convivialité et de vérité. Ce sera également un lieu de débats francs et respon…

Nous et les «Nostalgériques » des deux rives

Nous et les «Nostalgériques » des deux rivesRéponse Aghilas-kosseila, Merci pour ce long post où vous avez majestueusement fait le tour de l’histoire d’Algérie. Cependant, certains sujets ont été traités avec une certaine légèreté, voire avec désinvolture. S’il s’était agit de questions banales, je vous aurez au plus remercié pour vos bons vœux. Mais certaines de vos affirmations appellent une mise au point que voici :
 Les juifs d’Algérie ne sont pas des juifs Français, ils le sont devenus par la grâce du décret Crémieux qui en aura fait les premiers (les seuls ?) indigènes à bénéficier du statut de citoyen français « à part entière ». Je n’éprouve que du respect pour ceux parmi ces juifs qui ont combattu à nos cotés les forces coloniales et dont certains sont tombés au champ d’honneur pour que vive l’Algérie Algérienne. Tous les Algériens ne peuvent pas en dire autant !
Concernant la relation avec JP Lledo, la sortie du film « Algérie, histoires à ne pas dire » où j’y participais e…