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La seconde République Algérienne naitra dans les champs de céréales

Depuis que les prix des céréales locales ont été alignés sur le marché de Chicago, L’Algérie ne s’est jamais aussi bien portée ! En effet, malgré quelques contraintes, le pays est parvenu à produire des quantités de céréales inespérées. Du coup, c’est toute l’économie nationale que se retrouve sens dessus dessous ! Des minotiers privés qui refusent d’acheter localement, le gouvernement et l’OAIC qui menacent de lourdes représailles les récalcitrants et des fellahs qui alignent des rendements à vous donner le tournis. Beaucoup d’intérêts et de certitudes s’entrechoquent avec au menu des milliards de dollars de la facture alimentaire. Il ne faut pas oublier que le prétexte du coup d’éventail par lequel la France coloniale a montée et justifié l’expédition contre Alger et sa riche province avait comme fondement le non payement par la France de ses dettes. Contractées lors de l’achat de céréales à Alger ! Il aura fallu attendre près de deux siècles pour que l’Algérie souveraine se remette à vendre des céréales à l’ancienne puissance coloniale !
Le plus croustillant dans cette affaire c’est que les fellah algériens y croient. Force est de constater que le ministère de l’agriculture, les pouvoirs publics et l’OAIC semblent maintenir le cap de la sécurité alimentaire ! Si ce ne sont pas là les prémices de la naissance de la seconde république algérienne, celle qui croit en ses capacités et qui cultive le patriotisme - avec à la clef des rendements qui font trembler les fournisseurs structurels et leurs relais indigènes- ça y ressemble énormément !



La catastrophe a été évitée in extremis
Des milliers d’hectares de céréales ont faillit disparaître sous les effets conjugués de deux redoutables champignons. C’est à partir de Tiaret que l’alerte a été donnée. Les traitements ont été réalisés à temps grâce à El Watan qui a publié une série de papiers. Dans le cadre de ce travail, on a également appris que ces maladies ont un lien très particulier avec l’Algérie : c’est grâce à deux éminents chercheurs bien de chez nous que des avancées considérables ont été effectuées. Un hommage leur aura été consacré. Ci-dessous, l’ensemble des papiers parus sur un sujet qui pourrait annoncer l’entrée de l’Algérie dans la seconde république ! Rien que çà !




1-Infestation à la septoriose des champs de céréales : Les moissons menacées
La plus grande région céréalière du pays, dans le triangle Rahouia Machraâ Sfaâ Mahdia (Tiaret), là où les rendements sont les plus réguliers et les plus élevés de l’ouest du pays, avec une surface emblavée de plus de 350 000 ha, est en proie à une infestation à la septoriose et à la tache auréolée, toutes deux provoquées par 2 champignons.
Ce sont pas moins de 10 000 ha qui seraient déjà infestés par ces deux maladies cryptogamiques. Le plus étonnant est que ces maladies, qui étaient présentes, n’avaient jamais été prises en compte par les fellahs. Les attaques de cette année, favorisées par des pluies abondantes et soutenues, ayant jalonnée les mois de février et mars, ont créé les meilleures conditions pour le développement de ces maladies. Dès les premières alertes, la ruée vers les fongicides a réduit considérablement les stocks, alors que les infestations sont en constante augmentation. Dans la région de Mechraâ Sfaâ, c’est le branle-bas de combat chez les agriculteurs, les responsables de la protection des végétaux, la chambre de l’agriculture, l’OAIC et la DSA, qui ont organisé dans la précipitation une journée de vulgarisation et de traitement contre ces maladies qui peuvent causer jusqu’à 50% de pertes. D’emblée, les fellahs ont posé le problème de l’indisponibilité des fongicides. Pour l’OAIC, organisme distributeur, il a été déstocké pas moins de 680 litres de produit en l’espace d’une semaine, le stock restant s’élève seulement à 100 litres. Le représentant de l’OAIC soutiendra que plus de 8100 litres sont en rade au port d’Alger, depuis déjà 5 jours. L’impatience des fellahs est à son comble, car selon les spécialistes présents sur les lieux, il suffirait d’une faible averse pour que la maladie prenne une ampleur irréversible sur la production, car les blés sont au stade début épiaison, soit le stade végétatif le plus critique, du fait que la plante ne peut plus remplacer les feuilles terminales qui forment le grain et assurent le rendement. Présent sur les lieux, le DSA assurera les fellah que les produits seront vendus à crédit par l’OAIC, à charge pour les fellahs de le payer à la récolte. Encore faudrait-il que les fongicides arrivent à temps dans les champs, car les fellahs de la région sont à la limite de l’abattement. Septoriose et tache auréolée sont déjà sur les feuilles, seul un miracle pourra sauver la récolte. Si l’épidémie n’est pas circonscrite dans les prochains jours, tous craignent une chute irréversible des rendements dans une wilaya qui participe pour 10% à la production céréalière nationale. Dans les conditions actuelles, le potentiel de rendement est estimé à 6 millions de quintaux.
El Watan du 29/03/2010 |




2-Blé : Des champignons menacent les plaines de l’Ouest

«Nous étions au courant du danger mais nous n’avons pas pu entrer dans les champs.
Il a trop plu durant ce derniers mois…», raconte un ouvrier d’une ferme-pilote dans la vallée fertile de Mechraâ Sfa, face à plus de 600 hectares de blé infestés par la septoriose et la tache auréolée. Deux redoutables champignons qui menacent les prochaines moissons de la région céréalière la plus rentable de l’Oranie. Soutenus par l’ensemble des acteurs de la filière, les fellahs viennent de prendre conscience des risques encourus. Confrontés à l’indisponibilité des fongicides, ils scrutent le ciel dans l’espoir que le temps reste clément et que la pluie ne viendra pas réveiller la maladie. «Nous avions ramené le produit mais une fois dans le champ, le tracteur s’est complètement embourbé, poursuit l’ouvrier. Nous avons mobilisé trois autres tracteurs pour pouvoir le sortir. Quand on a pu accéder aux parcelles infestées, il était déjà trop tard, le mal était fait, mais nous avons arrêté les dégâts.» Un voisin, 75 ans, la démarche alerte et le verbe haut, fustige d’emblée la qualité des produits : «Du temps du domaine autogéré, on nous ramenait des produits très efficaces, maintenant, tous les produits que les fellah achètent au souk de Tighennif ou de Mesra ne sont d’aucune efficacité, c’est de l’argent perdu ! Nous demandons à l’Etat de contrôler ces produits et de ne pas les laisser entrer dans le pays car ils nous font beaucoup de tort.» Le jeune Abdelkader, dont les terres se trouvent à Oued Lili, est d’un avis différent : «Moi je n’utilise que les produits importés par la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS). C’est vrai qu’ils sont plus chers que ceux du marché noir, mais j’ai la satisfaction du résultat, reconnaît-il. J’ai traité dès les premiers symptômes et je suis rassuré. Je prie pour qu’il ne pleuve pas dans les prochains jours afin que le produit pénètre dans la plante ; je suis jeune et si j’ai un conseil à donner, c’est d’arrêter d’acheter n’importe quoi et de faire confiance aux bons produits que tout le monde connaît. Il faut cesser d’aller chez les charlatans !» A la jumenterie de Tiaret, le chef d’exploitation reste serein : «Je ne me suis pas posé de question : les responsables nous avaient alertés, nous avons acheté à temps les fongicides et nous avons fait des traitements préventifs dès qu’il a été possible d’accéder aux champs. Aujourd’hui, nous n’avons pas été contaminés.» Dans cette vaste plaine du Sersou, les fellahs restent désorientés face à ces nouvelles maladies dont ils ont de la peine à se débarrasser. Depuis la première alerte, une fois convaincus de la virulence des ces infestations, ils se sont tournés vers les CCLS qui ont la charge d’assister les fellahs et surtout de leur distribuer les fongicides dont ils ont un cruel besoin. Malgré une forte mobilisation, il est à craindre que ces produits viennent à manquer, ouvrant la voie à la spéculation.
El Watan du 09/04/2010


3- Rachid Sayoud. Ancien cadre de l’IGTC, spécialiste des maladies des céréales : Tout retard dans les traitements se répercutera sur les rendements
Il est le premier à avoir donné le nom de «tache auréolée» à la maladie provoquée par le champignon pyrenophora tritici-repentis. Nous avons rencontré l’expert mondial des maladies des céréales, en visite dans la région pour établir un diagnostic.
On parle souvent de la rouille jaune e voilà qu’apparaissent la septoriose et la tache auréolée. Que peut faire le céréalier ?
La rouille jaune est une maladie sporadique et spectaculaire en situation épidémique comme ce fut le cas en 2004. Depuis, cette situation a fait croire à beaucoup d’agriculteurs et même à quelques services publics que c’est la seule maladie des céréales qui prévaut. Il a même été prescrit dans des documents officiels la «lutte contre la rouille jaune» au lieu de «lutte contre les maladies des céréales». C’est dire…  
- On a fait fausse route ? Hélas oui ! Si bien que plus personne ne fait attention aux autres maladies, moins spectaculaires mais qui causent nettement plus de dégâts dans l’espace et dans le temps.  
- Par exemple… Je reviens d’une tournée à travers les régions de Tiaret et de Tlemcen et je suis bouleversé par ce que j’ai vu dans les régions de Mahdia, Rahouia et Mechraâ Sfa. Par endroits, ce sont des étendues de plusieurs dizaines, si ce n’est des centaines d’hectares, qui sont atteintes de septoriose et de tache auréolée.  
- Quelles sont les incidences sur les rendements ? Ces champignons peuvent compromettre jusqu’à 50% de la production. Ce qu’on a noté dans les régions citées pourrait même aller au-delà si des traitements urgents ne sont pas appliqués. Ces maladies ont progressé jusqu’à atteindre les trois premières feuilles dont l’état sanitaire est primordial dans le remplissage des grains, donc pour asseoir un rendement normal.  
- Pourquoi les fellahs n’ont-ils pas effectué de traitement ?
Les fellahs de cette région des Hauts Plateaux ne sont pas préparés à ces maladies, pourtant elles ne sont pas nouvelles. Dans l’Est algérien, les plus grands céréaliers effectuent jusqu’à trois traitements par an. A l’Ouest, on n’a pas l’habitude de ces maladies. Pis, certains producteurs pensent naïvement que ce sont des phénomènes liés au climat.  

- Même les fellahs avertis semblent pris de court…  
Il est vrai que même les semenciers et les fermes-pilotes ont accusé des retards. Mais cette année, nous avons eu les conditions les plus favorables à l’apparition de ces maladies et bon nombre d’exploitants n’ont pu accéder aux parcelles qui tardent à ressuyer (sécher) en raison de la fréquence et de la quantité des pluies.  

- Des conditions favorables…
Rien qu’en février, les régions de Rahouia, Oued Lili, Sidi Ali et Mechraâ Sfa ont reçu, en seulement douze jours, 110 mm de pluie contre 71 mm en 2009. Ceci a empêché l’entrée des engins dans les champs, les sols étant gorgés d’eau.  

- Certains parlent de l’indisponibilité des produits…
Ce n’est pas la cause principale. Il est vrai que les fongicides ne sont pas abondants ni à la portée des petits fellahs, mais le principal obstacle reste l’état des sols. Si bien qu’avec la forte humidité et la présence de champignons, l’infestation a été fulgurante.

Existe-t-il un risque d’amplification de l’infestation ?
Oui, surtout pour la tache auréolée dont le champignon est véhiculé par le vent et va bien au-delà du champ infecté. Quand à la septoriose, l’infection et la dissémination sont généralement restreintes aux champs déjà infectés et seules les pluies sont responsables de sa progression. Dès qu’il pleuvra, la maladie va se répandre comme une traînée de poudre, d’où son surnom de «maladie explosive».  

Les moissons sont-elles compromises ?
Au stade actuel de l’infection dans les régions inspectées, une partie du rendement est déjà compromise. Je répète que le traitement est urgent si on ne veut pas compromettre ce qui reste à sauver.

- Peut-on prendre des mesures préventives ?
Evidemment ! Et d’abord agronomiques. Pour ces deux maladies, il faut surtout détruire les chaumes ou les enfouir sitôt les moissons effectuées. En végétation, dans une zone où la maladie a déjà sévi, il faut se rendre à l’évidence : elle sévira de nouveau, il faut donc traiter dès les premiers symptômes de la maladie.  

- Certains préconisent des traitements préventifs. Mais quelle serait alors l’utilité de cellules de veille ?
Les traitements préventifs ne doivent pas être la règle, car ce serait une solution de facilité susceptible d’ouvrir la voie à des confusions et à des excès. Le traitement préventif requiert plusieurs paramètres ; sa stratégie est beaucoup plus complexe que le traitement curatif. Mais il faut que le fellah apprenne à reconnaître les signes précurseurs. On ne peut pas sérieusement mettre un ingénieur sur chaque parcelle. L’agriculteur doit aussi être impliqué dans ces cellules de veille et ne pas rester en position d’attente.
El Watan du 09/04/2010


4- Tolérance et résistance entre souches et races
Dans les champs de blé de Mechraâ Sfa (Tiaret), l’alerte à la septoriose et à la tache auréolée aura mis en évidence un phénomène de comportement variétal intéressant : l’infestation donne l’impression de se développer fortement sur une variété et avec moins de virulence sur une autre.

Nombreux sont ceux qui ont parlé de variété résistante ou tolérante, ce qui n’a pas manqué d’intéresser les paysans venus très nombreux assister à une séance de vulgarisation. De suite, on en a conclu que l’année prochaine, les fellahs allaient se ruer sur cette variété ! Malgré les appels à la retenue d’un spécialiste présent sur les lieux, le choix des fellahs semblait définitif. Nous avons posé la question à Rachid Sayoud qui, lui, est beaucoup plus réservé. Il s’avère que la notion de résistance est porté par un ou plusieurs gènes qui s’expriment et ce, vis-à-vis d’une souche ou race de l’agent causal. Comme un même champignon s’exprime sous bon nombre de souches ou de races différentes, la variété que l’on pense résistante ou «tolérante» ne l’est que vis-à-vis d’une des races qui a attaqué cette variété. La présence d’une autre race rendra cette variété sensible. La «tolérance» est un terme qui n’est pas utilisé dans sa signification réelle : «La tolérance est un critère économique. Même lorsqu’elle est infestée, une variété tolérante assure un rendement meilleur que celui d’une autre variété infestée  au même degré», elle s’adapte à la maladie mais ne résiste pas. Le bon sens voudrait que l’on parle de variétés peu sensibles, mais pas encore de résistance ou de tolérance. On parle également de résistance lorsqu’un pathogène devient moins sensible à une substance active donnée. Les pathogènes qui résistent aux fongicides, sont porteurs d’une mutation du gène cible de cette substance. Une fois cette mutation effective, le fongicide devient totalement inefficace. Cette résistance peut être favorisée par des traitements à répétition. C’est pourquoi les experts préconisent d’alterner les produits et de ne jamais faire plusieurs traitements consécutifs avec une même substance active.
El Watan du 09/04/2010



5- La tache auréolée, une histoire algérienne
La maladie des blés la plus importante s’appelle la tâche auréolée. Le champignon pyrenophora tritici repentis attaque les feuilles, réduisant la surface utile et provoquant une baisse de rendement pouvant aller jusqu’à 50%.
Moins exigeante en température et en humidité que la septoriose, elle est présente dans la quasi-totalité des régions céréalières. Pendant longtemps, les scientifiques du monde entier croyaient que ce champignon causait un seul symptôme et que la maladie était héritée de manière polygénique. Ce n’est qu’en 1991 qu’un chercheur algérien, Lakhdar Lamari, ingénieur à l’ITA de Mostaganem et originaire du village de Salah Bouchaour (Skikda), publie ses travaux démolissant les thèses prévalentes. Il démontre que le champignon entraîne en réalité deux symptômes : la chlorose et/ou la nécrose. Et que la pathogénicité (dont un gène peut provoquer la maladie) et la virulence étaient provoquées par des toxines sécrétées par le champignon. De plus, il a isolé ces toxines et démontra que la maladie était gouvernée par des gènes distincts et répondait au fameux concept de «gène pour gène». Une révolution car depuis, tous les travaux sur la résistance des blés à cette maladie ont été complètement réorientés. En 1993, alors qu’il visitait sa région natale dans le cadre d’un projet des Nations unies en compagnie de Rachid Sayoud, il préleva dans un champ des feuilles de blé contaminées par la tache auréolée. De retour à l’université de Manitoba (Canada) où il professait, il parvint à démontrer qu’il s’agissait non plus d’un pathotype mais d’une race. La nouvelle fit grand bruit lorsqu’elle parut dans un article dans une revue de référence. Plus tard, son collègue Sayoud prélèvera dans la région d’Héliopolis (Guelma) une feuille contaminée qui révéla à l’analyse qu’il s’agissait encore d’une nouvelle race.
El Watan du 09/04/2010

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