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Articles

Affichage des articles du février, 2011

Dans le chaudron de Sidi Lakhdar

Après 3 jours de vives tensions, ce n’est que tard dans la nuit de samedi qu’un vent de soulagement a traversé l’agglomération de Sidi Lakhdar. Il était 2 heures du matin, entre deux coupures de courant parfaitement synchronisées par Sonelgaz, dans le bureau du chef de daïra transformé en véritable forum, avec d’un coté les représentants des jeunes manifestants et de l’autre les représentants du wali, dépêchés sur place pour dénouer les vives tensions nées de la hogra, le chômage, la mal vie, des passes doits. Alors que les représentants du douar Zine obtenaient sans forcer la construction de logements ruraux, ceux de Sidi Lakhdar, fortement divisés mais également soumis à de très fortes pressions de la part de centaines manifestants décidés à ne rien céder et surtout à ne pas évacuer les 62 logements qu’ils venaient d’occuper par la force. La nuit d’avant, vers 1 heure du matin, ils avaient bien calculé leur coup en faisant rentrer à l’intérieur des logements neufs, femmes, et de rud…

Un olivier s’est envolé

Une fulgurante maladie vient de priver la famille universitaire de Mostaganem de l’une de ses valeurs les plus sûres et les plus assidues.  La soixantaine à peine entamée, Mohand Ouali vient de nous surprendre en nous quittant sur la pointe des pieds. Comme le ferait une mole d’Hélium, il a pris son envol vers des cieux plus cléments. Brillant élève du lycée Djamel Eddine el Afghani de Mascara durant les premières années de l’indépendance, le très turbulent élève se fera connaître par des aptitudes hors du commun. Compagnon de Hamma, le frère ainé de Brahim Senouci, il sera aussi connu pour sa droiture exemplaire en qualité de maitre d’internat. Après un rapide passage à l’université d’Alger, il partira vers la verdoyante Bretagne et c’est au Campus de Beaulieu, -université Rennes I- qu’il entamera une thèse dans les très spacieux labos du département de chimie. Il avait ramené de la paisible et besogneuse Bretagne, outre une thèse de doctorat, un sens aigu du travail bien ficelé et s…

Guérir par les langues…étrangères

Rencontre très sobre sur un sujet complexe ce matin (8 février 2001) à la faculté des lettres de Mostaganem. Grace à la douce insolence de Bakhta Abdelhay, la très intime salle de conférence a été le théâtre de débats sérieux, profonds, rigoureux, instructifs et par moment exubérants. Drapée dans un contre jour éclatant, l’organisatrice avait à peine fait les présentations que le public trié sur le volet entra dans une profonde méditation. C’est Fouzia Benderdouche, de l’université de Paris 6 qui entamera tambour battant sa conférence sur l’enseignement-apprentissage des langues et l'évaluation. 
C’est par elle que nous apprendrons qu’un pays grand comme la France vit sous la terreur du B2 ! Un machin européen, donc transnational, qui permet à tous ceux qui cherchent un emploi de le trouver en voyageant. Mais voilà, pour voyager il faut connaître la langue du pays, comme l’Europe a autant de langues que de peuples, fort intelligemment, elle a adopté une langue universelle. Sans tro…