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Articles

Affichage des articles du novembre, 2010

Des revenants à l’ITA

Que d’émotions ce dimanche matin. Sous un ciel éclatant comme seul le ciel de Mosta peut l’être, l’esplanade de l’ITA était retentissante comme au premier jour. Évitant les allées poussiéreuses des ficus, je prends soins de mordre sur le vieux carrelage afin de rejoindre la cafétéria. Puis j’aperçois un groupe de touristes qui avancent nonchalamment mais avec résolution vers le Bat 1, siège du département d’Agronomie. Les prenant pour des pieds noirs dont c’est la saison de migration vers leur pays d’origine, je continue mon chemin. Bonjour Aziz ! dit une voix familière.  Je réajuste mon itinéraire et fonce droit sur le groupe où je reconnais Mme Benzaza. Je salue les deux couples de Français, que je continue de prendre pour des pieds noirs de Mostaganem et j’attends impatiemment les présentations. Qui vinrent à moi cinglantes. C’est Nicolas et Swagten accompagnés de leurs épouses. Dieux du ciel ! Deux personnages que je connais parfaitement puisqu’ils étaient en service à l’ITA lorsqu…

Mieux vaut être futé que petit

Mieux vaut être futé que petit

Le dernier numéro du « Petit Futé » apparait comme un pamphlet contre l'Algérie. S’il contient quelques douloureuses vérités que personne ne voudra ici nier, il comporte également une attaque sournoise contre ce pays et surtout contre sa population. Par moment, le propos frise le racisme. Ces excès ne peuvent en aucune manière être tus ni tolérés. Une réponse sereine, collective et appropriée devrait remettre les choses à l’endroit. Il est évident que cette dérive du Petit Futé dessert les intérêts bien compris de l’Algérie tout en mettant en exergue les mérites supposés de ses voisins. On devrait dire que c’est de bonne guerre dans ce honteux marchandage que toute bonne morale se devrait de réprouver. Mais il est de certaines affirmations qui relèvent de la calomnie lorsqu’appliquées à tout un peuple et à ses fondamentaux. Car s’agissant des nos valeurs séculaires, il ne peut plus être permis à quiconque de se référer à des élucubration…

La science trahie

Terrible fut cette journée. Je venais à peine de rentrer à la maison, lorsque mon collègue Chadly frappe à la porte. Il était 19 heures et de suite j'ai craint le pire. A sa tête j'avais compris qu'un grand malheur nous avait frappé. La nouvelle qu'il ramenait d'Oran était terrible! Deux des plus sensibles labos de recherche ont été dévastés par des mains criminelles. Il y a à peine 10 jours, à deux nous y avions effectué une visite. C'était dans le cadre du projet de Centre national de préservation des souches. Je savais que parmi les équipes qui allaient être associées à ce projet, celle de Nourdine Karam figurait à la première place. Mais nous n'avons pas put le rencontrer. Ce n'était que partie remise me disais-je. Lorsque Chadly m'apprend la terrible nouvelle, je compris immédiatement que quelque chose s'était cassé. Un tsunami avait frappé mon pays justement à l'endroit le plus sensible et le plus prometteur. Il sera très dur de me fai…

Djamila, Malika, Wassila, Bakhta, Dalila et le décalage horaire

À PROPOS DU LIVRE MA VIE À CONTRE-CORAN DE DJAMILA BENHABIB
C’est mon avis !
Le Soir d’Algérie du 30 octobre 2010
Par Malika Boussouf
Comment expliquer l’épuisement que l’on éprouve au sortir d’un ouvrage aussi fastidieux à parcourir ? Comment cautionner un écrit qui justifie la xénophobie quand il ne l’encourage pas ? Faut-il rappeler, par exemple, que les crimes d’honneur obéissent à des codes qui, à l’origine, n’avaient pas de références religieuses ?
...... Parler de l’Algérie aurait suffi à illustrer tout ce que l’ouvrage s’est épuisé à aller chercher ailleurs. Quand on n’a pas de problème existentiel pourquoi s’en inventer ? C’est tellement inutile ! À moins que ces derniers ne s’avèrent indispensables à la justification du départ ou à l’adoption de soi par les autres ? Fuir le carcan algérien pour ne se revendiquer que comme citoyenne du monde, oui ! C’est même très bien ! Pourquoi culpabiliser, alors, au point de dire : «Je regardais ailleurs pour ne pas trop m’apito…

Med Gharbi, Djamila, Malika, et nous autres

Entre le confort de l’une et les combats des autres
Novembre et le Combat continue …grâce aux femmes de cette Algérie meurtrie.La célébration du 56ème anniversaire de Novembre 54 coïncide avec la sortie algérienne du livre de Djamila Benhabib "Ma vie à contre Coran". Après l'accueil unanime, parfois condescendant de nombreux journalistes d'ici et de là-bas, il y eut un papier courage de Malika Boussouf dans "Le Soir d'Algérie"(
Lien: http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/10/30/article.php?sid=108054&cid=16)
. J'allais dire enfin une note discordante! 
Trop simplet comme raccourci, en fait le texte de Malika Boussouf est bien un souffle digne de Novembre, car il remet les pendules à l'endroit, le décalage n'est pas seulement horaire entre la province québécoise et les Champs Élysée. Avec sa verve habituelle, sa clairvoyance redoutable et sa plume trempée dans l'encrier de l'honneur, Malika Boussouf nous interpelle. De cette inte…