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Haro sur les cultures GM

Les plantes génétiquement modifiées continuent de faire parler d'elles, plutôt en mal qu'en bien. Normal puisque l'homme de science, l'homme d'affaire, l'industriel, le PDG de multinationale, le fellah des pays en voie de développement, la ménagère...l'enfant, le nourrisson, l'embryon animal ou humain, soit autant d'acteurs et de cibles, ces hommes et ces femmes ne savent toujours pas évaluer l'impact de l’introduction des OGM dans leur vie quotidienne. Seuls quelques rares scientifique organiques et des industriels sans scrupules persistent à vouloir généraliser ces cultures dont les impacts sur le milieu et sur la biodiversité ne sont pas encore de l'ordre du quantifiable. C'est pourquoi, à chaque fois qu'un pays, un gouvernement, une association, un paysan, un chercheur demande l’arrêt de ces cultures, il trouvera à ses cotés de nombreuses voix pour le soutenir. Ici, l'exemple des Philippines dont une Cour de justice vient d’ordonner l’arrêt de la culture d'aubergine GM...un bel exemple de pragmatisme et de responsabilité.

La Cour des Philippines demande l’arrêt des essais d’aubergine GM

Source: SciDev.net (8 juin 2013)
Auteur: Paul Icamina
La Cour d’appel des Philippines a demandé l’arrêt des essais au champ d’une culture génétiquement modifiée (GM), l’aubergine Bt, à cause des préoccupations concernant les risques pour la santé et l’environnement. La cour a ordonné aux scientifiques de « cesser et de renoncer définitivement » à la poursuite des essais nécessaires pour la diffusion de cette aubergine à des fins commerciales. En 2012, Greenpeace avait demandé à la Cour suprême des Philippines d’arrêter les essais, faisant valoir que plus de 500 variétés d’aubergines et d’autres parents sauvages semblables à de mauvaises herbes pourraient être contaminées. Si la décision de la cour ne devrait pas affecter la recherche en cous sur l’aubergine Bt, elle met en attente le marché de l’aubergine GM qui était considéré comme une grosse industrie potentielle. Les chercheurs ont déclaré qu’ils se préoccupaient de ce que la décision puisse être utilisée comme un précédent pour empêcher les essais au champ d’autres cultures biotechnologiques. « Nous allons faire appel de la décision. Cela veut dire que nous allons porter l’affaire devant la Cour suprême », a annoncé William Padolina, président de l’Académie nationale des Sciences et de la Technologie qui donne des conseils au gouvernement philippin. Daniel Ocampo, militant de Greenpeace en Asie du sud-est pour une agriculture durable, a déclaré : « Cette décision historique reflète le fait qu’il y a effectivement des lacunes et des manquements dans le processus réglementaire actuel concernant les organismes génétiquement modifiés tels que l’aubergine Bt, ce qui expose notre environnement et notre santé à des conséquences à long terme inconnues »

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