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Gilbert Meynier ravive les mémoires

Des moments inoubliables passés aux cotés de Gilbert Meynier lors de son dernier passage en Algérie. Entamée à Constantine et poursuivie à Skikda, Tlemcen, Oran, Mostaganem, Alger et Tizi Ouzou, entre le 8 et le 20 novembre dernier, la tournée a permis à ce grand ami de l'Algérie et de son Histoire de rencontrer des universitaires et des paysans. C'est à Benabdelmalek Ramdane et à Nekmaria (respectivement 32 et 85 km à l'est de Mostaganem) que l'illustre hôte des Algériens a retrouvé les traces des massacres coloniaux, notamment lors de la visite de la grotte de Nekmaria, où le sinistres Pelissier fera enfumer toute une tribu des Ouled Ryah -soit plus de 1200 personnes ainsi que leur bétail- entre le 18 et le 21 juin 1845. Ce sont ces moments d'émotions et de recueillement qui sont restitués à travers cette chronique en deux temps: un rappel sur le séjour dans le Dahra et une interview publiée dans El Watan Week End, pour parler de la mémoire et de la commémoration du 50ème anniversaire de l'indépendance.



Gilbert Meynier auprès des Ouled Ryah




Depuis le passage du géographe E Felix Gautier, à la fin du 19ème siècle, c’est la première fois depuis les enfumades ordonnées par Bugeaud et exécutées par Pelissier – entre le 19 et le 21 juin 1845, que la grotte de Ghar El Frachih -lieu du terrible drame-, reçoit un citoyen Français. C’est également la première fois qu’un historien ose s’engouffrer dans l’étroite ouverture de la grotte où reposent dans un indécent désordre, les restes d’hommes, de femmes et d’enfants, enchevêtrés les uns dans les autres pour l’éternité. Après avoir parcouru le sentier à chèvres qui mène au fond de l’oued El Frachih, le groupe parmi lesquels il y avait le vieux Hammoudi, ancien travailleur émigré revenu au pays, son fils Mohammed, Ahmed le gardien du patrimoine immatériel de la région, ainsi que l’agronome Farid Ouali qui a tenu à faire ce pèlerinage sur ce lieu symbolique et douloureux de la résistance d’un peuple et de l’acharnement d’un autre. La descente à travers les bosquets de chêne Kermès rabougris par la nature du sol, n’aura pas été aisée, en raison des fortes pluies qui avaient rendu le sol glissant. Nous sommes parvenus au niveau du lit de l’oued sans aucun dégât, ce qui est une gageure. Sur les berges, accrochées aux branches de Pistachia lentiscus, les débris végétaux ramenés par le flot sont la preuve d’une crue importante. Par moment, il était aisé d’évaluer la hauteur de l’eau à plus de 80 cm de hauteur. Pour ce petit ruisseau de moins d’un kilomètre, ne disposant que d’un insignifiant bassin versant, la prouesse parait absolument invraisemblable. Au fond de l’oued, de rares sédiments encore en dépôt dénotent de l’extrême pauvreté des terres en amont. Les gros affleurements de gypse, typiques de cette région, lavés par les fortes pluies de la semaine dernière, font impression sur les visiteurs. Très vite, s’ouvre devant nous l’énorme trou creusé par l’oued dans la montagne, donnant ainsi naissance au fameux plateau d’El Kantara sous lequel la rivière dans sa folie rejoint, de l’autre coté de la montagne, l’oued Zerrifa.




Un manuel calqué sur le modèle Franco Allemand


Selon les témoignages rapportés lors des enfumades de juin 1845, c’est sur ce plateau que le colonel Pelissier aurait dressé son camp. Ceci parait peu probable du fait que ses tentes se seraient trouvées sous la menace du feu allumé par la troupe aux ouvertures nord de la grotte. Quelqu’un fait remarquer que la position étant située sous les vents dominants du Nord Est -le fameux « chergui » très actif durant l’été -ce que les marins et les fellah connaissent très bien, les premiers pour s’abstenir d’aller en mer et les autres l’utilisant pour séparer le blé de la paille durant les battages-, Pelissier et ses aides de camp ne pouvaient installer leur PC sur le plateau d’El Kantara. Par contre, le mamelon se trouvant plus haut, exposé à la brise marine, offre encore de nos jours un panorama imprenable et surtout parfaitement éloigné de la fournaise que les soldats auront entretenu, deux nuits de suite, trois cent mètres plus bas. Gilbert Meynier, qui venait de faire connaissance avec le terrain des opérations, demande à combien se montaient les effectifs composant la troupe à Pelissier. « Deux milles cinq cents hommes dont 700 auxiliaires relevant du Makhzen », assène un de nos accompagnateurs, ce qui prouve que dès les premières années de la colonisation, la France, partout où elle passait, veillait à s’attacher le soutien et les services de certaines tribus indigènes. Une pratique qui atteindra son apogée lors de la guerre de libération, puisque le nombre de supplétifs de l’armée française aurait dépassé les 200.000 harkis et autre goumiers. Manifestement très ému par la visite de la grotte, Gilbert Meynier n’ pas cessé de poser des questions sur les souffrances endurées par la région du Dahra en particulier et par l’ensemble de l’Algérie en général. Lorsque nous lui demandons ce qu’il serait possible de faire à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance, l’historien et le grand ami de l’Algérie parlera de l’incontournable reconnaissance par l’Etat Français de ses crimes en Algérie du fait de l’acte colonial. Ajoutant que la création d’une association d’historiens des deux pays devrait s’atteler à écrire une nouvelle page de cette histoire commune à l’image du manuel d’histoire Franco Allemand.



Un ouvrage à la fois dépassionné et objectif qui rendrait justice au peuple algérien et à son histoire. Dans toute sa diversité et dans toutes ses vicissitudes.







Voici l'interview publié dans El Watan Week End du 02/12/2011 lien : http://www.elwatan.com/weekend/enaparte/il-est-grand-temps-pour-les-historiens-et-les-universitaires-des-deux-rives-d-ouvrir-ces-chantiers-memoriels-02-12-2011-149402_180.php


Gilbert Meynier : «Il est grand temps pour les historiens et les universitaires des deux rives d’ouvrir ces chantiers mémoriels»


Rencontré en marge de sa tournée en Algérie, l’historien Gilbert Meynier revient sur la relation entre la France et l’Algérie à moins d’une année du 50e anniversaire de l’indépendance. Le professeur émérite de Nancy II n’épargne ni les responsables algériens ni les responsables français, et appelle les historiens des deux pays à se pencher sur ce qu’il appelle les «chantiers mémoriels».

-Entre la France et l’Algérie, le contentieux s’éternise. Comment dépasser ces douloureux évènements que la France coloniale a fait subir au peuple algérien ?

Cela passera nécessairement par la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les massacres et autres traumatismes des Algériens. Mais je n’aime pas utiliser le terme de repentance, car il a une connotation catholique, et le terme d’excuses me paraîtrait dérisoire. Cette reconnaissance, selon le droit international, donne droit à des réparations de la part de l’Etat français.

-A la veille du 50e anniversaire de l’indépendance, comment l’historien et ami de l’Algérie imagine-t-il l’avenir entre nos deux pays ?

Pour moi, il serait normal que les historiens des deux rives parviennent à concevoir un manuel d’histoire franco-algérien. Le travail devrait être confié à une association d’historiens qui soient capables de travailler à distance de tous les pouvoirs, de toutes les pressions et de toutes les institutions. Ils doivent impérativement être indépendants et pouvoir se réunir en comité de rédaction d’une plateforme qui servira de trame de départ. Je rappelle que le manuel franco-allemand a mis quinze ans à se mettre en place. Il faudrait impérativement se libérer des carcans, tant au Nord qu’au Sud.

-Est-ce qu’on peut imaginer la naissance de cette instance, qu’on pourrait appeler comité mixte, sans un geste de la France ?

Il faudrait que le geste soit à la fois celui de l’Etat français et de l’Etat algérien pour garantir cette indépendance.

-La même question a été posée le 19 septembre dernier à l’ambassadeur de France, qui a répondu : «Le 50e anniversaire, c’est l’affaire des seuls Algériens…»

Avec cette droite au pouvoir, on ne pourra rien faire, mais j’ai bien peur qu’avec Hollande, ça ne soit guèremieux !Il est impératif que la France fasse une déclaration solennelle qui prenne acte du fait colonial et de ses conséquences sur le peuple algérien, notamment les massacres, les crimes coloniaux, les dépossessions qui sont le fait des décisions de la puissance publique française, c'est-à-dire de l’Etat français.

-Y a-t-il une chance pour que cette déclaration intervienne alors que la France sera en campagne pour la présidentielle ?

Le minimum serait d’assortir cette déclaration de reconnaissance d’une proposition d’indemnisation pour les victimes ou leur descendance. Cependant, je ne pense pas que pour 2012, il y ait le moindre espoir de voir l’Etat français aller dans ce sens. Car pour avancer, il faut avoir des hommes ayant le sens profond et séculaire de l’Etat. Malheureusement, ces hommes font défaut en France actuellement.

-Que dire de la responsabilité de l’Etat algérien ?

Je pense qu’en Algérie, ce dossier est traité un peu à la petite semaine. On agite quelques relais, le temps de faire mousser les relations, et tout rentre dans l’ordre. Je me souviens que le lendemain du vote de la loi scélérate du 23 février 2005 faisant l’apologie du colonialisme, ce sont les intellectuels français qui ont réagi les premiers. Dès le mois de mars, nous avons constitué un comité et fait une déclaration sans détour quant au rejet du système colonial. L’Algérie n’a réagi qu’en juillet, lors de la fête de l’Indépendance. Depuis quatre ou cinq ans, il n’y a guère eu que des demandes tactiquement conjoncturelles de «repentance». Ceci dit, l’alinéa le plus scandaleux de l’article 4 de cette loi («les aspects positifs de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord») a été salutairement abrogé en février 2006.

-Vous aviez ensuite organisé un colloque franco-algérien sans un sou de soutien de l’Algérie…

Oui, en effet. En 2008, nous avions réuni plus d’une centaine d’intervenants et sollicité des sponsors, dont l’ambassade d’Algérie ainsi que le ministère de la Culture. Nous avions été soutenus par l’Ecole normale supérieure de Lyon qui a mis à disposition la salle, le député PS Jean-Jacques Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, ainsi que les associations France Algérie, le Mouvement des Algériens Rhône-Alpes, la Cimade et Coup de Soleil, qui ont tous mis la main à la poche, sauf les autorités algériennes.

En revanche, lors de l’avant-dernière séance consacrée aux femmes, pendant qu’une chercheuse algéro-canadienne intervenait, du fond de la salle, s’est levé un énergumène qui hurla : «On en a marre de ces histoires de bonnes femmes, je veux qu’on parle de nos deux millions de martyrs !» Très vite je suis intervenu pour lui demander de quitter la salle. Il s’est exécuté sur-le-champ et à la fin de la séance, il est venu vers moi et m’a dit : «Toi, je sais que tu viens souvent demander des visas, saches que tu n’en auras plus.» J’ai appris par des amis algériens que c’était un sous-agent du consulat d’Algérie à Lyon. L’aide des autorités algériennes, on l’attend toujours. Du reste, jamais le collectif d’associations organisatrices du colloque n’a jamais reçu la moindre réponse à nos nombreuses sollicitations.

-Avez-vous eu des défections d’historiens algériens ?

En effet, malgré nos faibles moyens, nous avions sollicité douze historiens algériens. A notre grande surprise, deux d’entre eux, malgré plusieurs rappels du secrétariat du colloque, n’ont jamais envoyé le texte de leur communication. L’une portait sur l’histoire officielle algérienne. Ce qui prouve combien il est difficile de parler de cette histoire officielle.

-Comment expliquer votre passion pour l’Algérie et votre intérêt pour la langue arabe ?

Durant l’été 1963, j’ai été enseignant dans le bidonville de Oued Ouchayah, entre El Harrach et Hussein Dey, et pendant deux mois, nous avons enseigné aux habitants de ce taudis des rudiments de français. Très vite se posa pour moi la question de l’utilité d’enseigner en français à ces citoyens algériens. Pour moi, l’apprentissage de l’arabe était évident. Pourtant, à l’aube de l’indépendance, très peu d’Algériens parlaient arabe. Très vite, le régime de Ben Bella a pris les choses en main pour imposer l’arabisation au pas de charge.

-De nos jours, en France, le nombre de Franco-Algériens est bien plus élevé que durant la colonisation…

C’est un véritable retournement de l’histoire. Il en est de même de l’apprentissage du français en Algérie, que la France coloniale n’avait pas développé, se souciant plutôt de laisser les Algériens dans leur ignorance. Paradoxalement, c’est l’Algérie indépendante qui aura donné au français ses lettres de noblesse auprès des jeunes Algériens, puisqu’il est enseigné dès l’école primaire.

-L’indemnisation des Algériens coûterait une fortune au Trésor français. Où trouvera-t-il l’argent ?

Ils n’ont qu’à puiser dans les paradis fiscaux ou dans les déclarations fiscales de Johnny Hallyday. D’autant que c’est le copain du président Sarkozy. Qui serait bien inspiré de mettre en application la fameuse taxe Tobin sur les transactions financières. Ce prix Nobel d’économie avait calculé qu’une taxe de 0,5% sur les transferts de capitaux durant deux exercices budgétaires pourraient effacer toute la dette du Tiers-Monde.

-N’est-ce pas un peu utopique ? Les Américains ne marcheront jamais !

Non ! L’économiste qui a à mon sens le mieux analysé la situation actuelle est l’ancien des impôts du ministère Hamrouche, Ahmed Henni, actuellement professeur et ex-doyen de la faculté d’économie de l’université d’Artois, dans son livre à paraître prochainement chez L’Harmattan sur le «capitalisme rentier».

-Vous avez visité la grotte de Nekmarya, là où Pélissier fera périr dans d’atroces souffrances toute une tribu des Ouled Ryah, soit 1200 femmes, enfants et adultes. Ce sont des descendants de cette tribu qui vous ont accueilli. Qu’est-ce que cela vous fait d’être le premier historien à rentrer dans cette grotte ?

Une très grande émotion. C’est aussi l’opportunité de lancer un appel aux historiens afin qu’ils se penchent sur ces évènements douloureux et graves dans une grande sérénité. Il nous appartient de regarder l’histoire en face et d’en parler avec détachement. Il est grand temps pour les historiens et les universitaires des deux rives d’ouvrir ces chantiers mémoriels.

-Le terme de révolution pour désigner les évènements de Tunisie, d’Egypte, de Libye… vous paraît-il approprié ?

Nous sommes dans le système de thawra, on traduit souvent thawra par révolution. On n’est pas au même niveau que la révolution anglaise ou française, ni celle de 1917 où les fondements du système ont été profondément changés. Je parlerai plutôt d’insurrections, de mouvements protestataires. Je n’ai pas vu, dans le cas tunisien, de personnes aux idées affirmées et un programme pour l’avenir. J’ai vu des gens qui réfléchissaient sans avoir de programme. Au début, je pensais que la pesanteur de l’habitude finirait par l’emporter. La Tunisie semblait plutôt florissante, avec son économie et son tourisme.

-La Tunisie est elle-mûre pour une solution à la turque ?

C’est ce que prétend Ghannouchi. Il soutient qu’il sera le «Erdogan» du monde arabe. Personnellement, je pense qu’Erdogan est quelqu’un de sensé et qu’il n’est pas un fanatique. Mais en ce qui concerne le peuple tunisien, il me donne l’impression d’avoir perdu plusieurs de ses repères. Il faut se rendre à l’évidence, Ennahda a fait plus de 40%, alors que durant l’été, les sondages le créditaient de 30%. Il faut bien comprendre que ce sont les masses populaires qui ont voté, alors que les partis de gauche ou laïques n’ont aucun contact avec le peuple. J’ai trouvé le discours de Moncef Merzouki très pragmatique. Ceci m’interpelle, moi qui n’avais pas cautionné le processus de Sant’Egidio, au point où j’en suis à me demander dans quelle mesure un leader comme Abdelkader Hachani pouvait évoluer en un «Erdogan» algérien. Je n’en dirais pas autant des autres leaders islamistes d’Algérie.

Aziz MOUATS




Exergue : Pour avancer, il faut avoir des hommes ayant le sens profond et séculaire de l’Etat. Malheureusement, ces hommes font défaut en France actuellement.

Bio express :

Gilbert Meynier, 69 ans, est un historien français spécialiste de l’Algérie, professeur émérite d’histoire contemporaine de l’université de Nancy II. Docteur en lettres et titulaire d’un DEUG d’arabe en 1984, il est notamment l’auteur de L’Algérie révélée, La Première Guerre mondiale et Le premier quart du XXe siècle (Droz, 1981), Histoire intérieure du FLN 1954-1962 (Fayard, 2002) et Le FLN, documents et histoire, 1954-1962 (avec Mohammed Harbi, Fayard, 2004).

Il a collaboré à la publication du deuxième volume de l’Histoire de la France coloniale (Armand Colin, 1990), et dirigé L’Europe et la Méditerranée (L’Harmattan, 1999) et L’Algérie contemporaine : bilans et solutions pour sortir de la crise (L’Harmattan, 2000).

Suite à la publication de cet entretien,  j'ai reçu les deux mises au point suivantes de la part du Professeur Gilbert Meynier:
-1- je n'ai pas pris position publique sur l'accord de Sant'Egidio que je n'avais pas à "cautionner" ou à ne pas cautionner : je ne suis pas Algérien et je ne me sens en aucun cas le droit de prendre des positions publiques sur les questions qui concernent les citoyens algériens.
-2- Sur la langue parlée par les Algériens à l'indépendance: je voulais juste souligner que peu d'Algériens parlaient français, simplement du fait de la faiblesse de la scolarisation dans l'Algérie coloniale! D’après les chiffres officiels, 5% d'enfants étaient scolarisée en 1914, moins de 15 % en 1954 -en fait probablement moins  (scolarisation qui s'est accrue in  extremis avec de Gaulle et le plan de Constantine). Mais il est évident qu'à l’indépendance, une majorité d'Algériens parlaient arabe dialectal. 

Aziz Mouats



Commentaires

  1. mon cher Aziz ,

    j'ai toujours apprécié tes chroniques .Sans perdre le fil du sujet , ton carnet de voyage dans l'histoire tragique du Dahra à l'occasion de la visite de l'historien Gilbert Meynier rend compte du sujet de manière romanesque et même quelquefois poétique"sur le chemin du retour ,les traces d'un ruisseau ,les signes d'une crue récente ,un chemin de chèvre ,le détail de la végétation environnante ,le vent d'Est tellement coutumier qui fait le bonheur des uns et le malheur des autres ." Tout respire la vie et la paix et contraste tellement avec le funeste et l'horreur vécus par ces lieux qui semblent pourtant si paisibles aujourd'hui .


    Bravo

    Avec mes salutations les plus amicales

    Sadek Belhamissi

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