jeudi 15 août 2013

Le fantôme est déjà dans l’urne




Le fantôme est dans l’urne
Ce matin, chez le buraliste, un client ose " Bouteflika est réapparu hier, ils l'ont montré"
....un autre " oui mais il est un peu malade",
Le premier "Il a même donné ses instructions fermes et non révisables à Sellal"...
Moi: de toutes les façons, il fera son 4ème mandat c'est sûr!
Regards interloqués de mes interlocuteurs occasionnels...
Moi: oui il va faire un 4ème mandat même à partir du congélateur...ce peuple est tellement apte à l’ânerie qu'il est capable de voter pour lui sans le voir ni l'entendre....nous aurons juste droit à des affiches du Mali, concoctées par le frère de Bouabdellah " celui qui volait sur Air Algérie" et Belkhadem fera la campagne électorale...les yeux de mes interlocuteurs qui s'écarquillent davantage...
Et moi qui rajoute: dites moi franchement, à titre personnel, si Bouteflika se présente à partir du frigo, vous voteriez naturellement pour lui sans le voir, sans l'entendre, sans le toucher, juste avec ses anciens discours et Belkhadem en vedette américaine...le comble, c'est que mon histoire, j'y crois fermement...qui empêchera Bouteflika de se présenter même après sa mort clinique? Et qui pourra lui ravir la première place, Personne, car le peuple algérien est ainsi formaté, il a peur des fantômes...plutôt il craint les fantômes...à ce stade de sa longue carrière, Bouteflika pourrait faire encore plus mal! Qui ne se souvient qu’en 98, le fantomatique Bouteflika, disparu pendant 20 ans, n'est-il pas revenu pour chasser Zéroual, un général aux sourcils si abondants...sans pour autant faire peur au fantôme, ou les dissuader de revenir avec plus d’acharnement et plus de déterminations...Sitôt annoncée la démission de l’homme aux sourcils ombrageux, le premier fantôme à ressusciter fut le FLN, un parti moribond, qui, juste dix ans plutôt ( octobre 88) s’était fait jeter de son piédestal, non loin du cimetière de Bab El Oued….c’est Ali Belhadj, un zombie qui vient de faire des millions de petits sur le bord du Nil, qui lui empruntera alors son linceul pour venir occuper la place des Martyrs…c’est plus pratique, rien de tel qu’un fantôme de pseudo Moudjahid pour raviver et entretenir la crainte de la populace…D’ailleurs on ne sait toujours pas pourquoi aucun Martyr n’est enterré à la place des Martyrs ! C’est peut être de là que vient notre péché originel ! J’ose pas imaginer, lors d’une panne d’électricité, un million et demi de Martyrs quittant leur obscure demeure et remontant en procession vers les palais de la république…Ils s’apercevront très vite que l'Algérie ressemble de plus en plus à ce long sentier longeant un non moins long cimetière...là où règnent les fantômes...dans mon patois bérbéro-punique on dit "Z'ghoughou" c'est mignon non? Alors à défaut de Hamrouche, nous rempilerons pour Z'ghoughou...ça fait déjà 108 jours qu'il nous la joue, alors autant continuer...pour s'amuser, il pourrait convoquer Sellal et Gaïd Salah la nuit, du coté de la pinède de Bouchaoui...je suis sûr qu'ils se feront accompagner de Bencherif...le croque mort de Chaâbani est expert en enterrement nocturne et en congélation de cadavres (Amirouche et Si El Haouès) ...d'ailleurs il est le seul à continuer à écrire à Z'ghoughou, c'est bien la preuve qu'il s'y connait...

mercredi 14 août 2013

Stupides croisières sur le Nil

Avec la proclamation de l’État d'urgence, le pays des pharaons est plus que jamais sur nos traces... une tragique revanche des descendants des Koutama sur l’Égypte qui a toujours eut du dédain et bcp de mépris pour l'Algérie et pour la révolution Algérienne, avec en prime, cette  arrogance digne d'Oum eddounia...Car, avec un peu de jugeote, Essissi aurait évité de marcher dans les pas de Nezzar...mais puisque le modèle algérien a fait école, il faut que l’Égypte viennent chercher les "Maitres à penser" chez nous....il se trouve que Nezzar est encore disponible et il se fera un plaisir d'aller encore une fois se rendre utile....mais pour Boudiaf et Bouteflika c'est un peu tard...comme chacun sait combien ce dernier est irremplaçable, ils feront sans lui...pour le souffleur sur braise, Ali Belhadj et Abbassi sont encore valides...et puis, pour les statistiques macabres, Ouyahia, Boudjerra et Belkhadem sont en semi retraite, une petite clandestinité dans le delta du Nil ou du coté d'Assiout ne leur déplairait point...
Cerise sur le gâteau, ça boosterait notre commerce extérieur, d'autant que Chakib Khalil et ses suceurs-boys sont en convalescence avancée...pour les haches, les marmites, les coutelas, les bombes au nitrate, s'adresser au Hamas local du coté de Ghaza, connus pour ses accointances avouées à notre Nahnahisme national, parfait tremplin pour les apprentis égorgeurs en mal de sang...après tout nos ancêtres ont bien construit le Caire, quoi de plus normal que ce soit des génies Algériens qui inspirent la tragédie égyptienne qui se joue en cet instant de certitude vaseuse...contrairement à la bien-pensance nationale, je suis persuadé qu'une révolte islamique n'a besoin ni des montagnes de Kabylie, ni de celles du massif de Collo ou de l'Ouarsenis...elle a juste besoin d'une bonne dose d'inculture, d'une pseudo élite aseptisée par la naphtaline des salons de Zakazik ou du val d'Hydra, d'une population excédée par un pouvoir grabataire et par un parti unique arrogant...et de la chair à canons à bon marché...qui ne déteste point les marches à pas forcés sous la conduite éclairée des opportunistes de tous bords... très vite, la couleur glauque du Nil va rapidement viré au rouge sang des enfants d’Égypte...dont les corps boursouflés viendront s'échouer sur les felouques bondées de touristes américains...en mal de coups d'états...rien de tel pour leur rappeler qu'en matière de massacres de populations indigènes, ils sont toujours imbattables...ne sont-ce pas eux qui subventionnent à coup de dollars l'armée Egyptienne? Pour rien au monde, ces amerloques, dont peut etre Chakib Khali et sa famille, Bédjaoui aussi, Green-Card oblige, pourront venir contempler le spectacle...sans se soucier le moins du monde de l'avis de recherche d'Interpol...Tous le monde sait que l'Egypte n'a jamais extradé un dictateur, meme lorsque ce dernier est poursuivi par le TPI, alors le petit juge de Sidi Mhamed!

dimanche 11 août 2013

Une juge Italienne pour Mouloud Hamrouche

Toutes ces convulsions sont la preuve qu'il se passe des choses importantes, voire décisives pour le pays...les 14 années du clan ont totalement atomisé et les patriotes et les forces centrales du pays, comme l'ANP et les services connexes...il faut se rendre à l'évidence, 14 ans durant, jour après jour, heure par heure, minute par minute, les trames d'un pouvoir absolu ont été mises en places, enchevêtrées et entretenues...il suffit de voir avec quelle arrogance un Saïdani parle et se positionne sur les starting-blocks de la prise du pouvoir...il faut juste lire la seule ligne de son CV pour comprendre d'où lui vient cette arrogance...moi je vois très mal Notre Mouloud national s'aligner ne serait-ce qu'à l'occasion du 1er Novembre aux cotés de personnages hirsutes comme ceux qui encombrent les couloirs de la république Bouteflikienne...Si Hamrouche ne sera candidat que si l'ANP et le DRS font le ménage et c'est pour ça qu'ils ont été créés...faire le ménage c'est tracer les lignes rouges à ne pas franchir...pour garder le cap sur une république démocratique et intelligente...je n'ose pas imaginer un Belkhadem recevant le futur président du Mali,alors de là à aller faire un discours à l'ONu ou décrocher un contrat pour Cosider au Mozambique...laissez moi rire jaune mes amis...maintenant il manque un seul signal pour permettre à l'espoir de renaitre: que les services compétents de la république ( Justice, DRS et ANP) mettent fin à l'impunité dont se font prévaloir les illuminés des détournements...je sais comme fellah que les réseaux les plus étanches ne fonctionnent bien que parce qu'ils tolèrent des fuites d'eau...mais détourner le cours du fleuve à son seul profit, non ça n'est pas tolérable et encore une fois mille merci à la petite procureure Italienne qui est en train de sauver l'honneur de l'Algérie...d'ailleurs je suggère que l'on lui attribue la médaille du mérite National ( El Athir ou quelque chose comme ça!)...redonner la confiance aux braves et honnêtes Algériens n'est pas sorcier, il suffit juste de décorer une juge Italienne...le reste coulera de source...

mardi 30 juillet 2013

Virée intemporelle à Canastel



Virée intemporelle à Canastel
A l’orée de ce Ramadhan, alors que nous bouclions dans la peine une année universitaire si fructueuse, avec pas moins de six soutenances de magistère en Génétique et reproductions animale, je reçois un appel de Med Bahloul, m’invitant à apporter une contribution au foisonnant programme culturel qu’il organise rituellement au niveau de son Institut de développement des ressources humaines, situé à Canastel. C’est au pied levé que je lui donne mon accord, ajoutant que j’avais besoin de 24 heures pour trouver un thème. Contactés par mes soins Nordine Belhachemi et Hachemi Ameur, donnent leur accord pour m’accompagner dans un sentier que je savais complexe. Le sujet est vite trouvé, à savoir faire une analyse critique de la part de l’artiste peintre dans l’écriture de l’histoire de l’humanité. D’où le titre «  L’artiste peintre, témoin ou acteur ?. Au moment de rejoindre Oran, Hachemi m’annonce qu’il est en plein préparatifs de départ vers Sétif où il est attendu pour une exposition. C’est donc amoindri que Nordine et moi entamons notre intervention dont voici un petit compte rendu rédigé à la demande de nombreuses amies et de moins nombreux amis.  Pour mon exposé, j'avais un support visuel, un document que j'avais écrit de 18 pages pleines avec de nombreuses citations...mais au déroulé, j'avais bcp improvisé car je cherchais à faire le lien entre les différentes étapes de l'art pictural depuis les peintures rupestres et leurs auteurs anonymes, jusqu'à la période contemporaine. une halte sur les minait ures de Wasiti, puis un passage obligé par l'art pictural ottoman, avec Nigari, Al Matraki, Nakkache, Levni.....depuis le règne de Solimane le magnifique qui se faisait accompagner de Nigar et d'Al Matrki à es successeurs, jusqu'au 18ème siècle avec l'introduction des techniques occidentales, la perspectives et le romantisme. Là j'ai fait le lien avec ce que sera l'œuvre de Racim, avec les danseuses, le début du nu, voire du carrément obscène, une référence pour Racim qui en fera sa principale préoccupation, J'ai aussi parlé de Nigari et son art du portrait, avec une image de son Kheireddine, qui sera pratiquement recopié par Racim...le règne de Napoléon qui a été jalonné de batailles dont toutes ont fait l'objet de tableaux de Gros et aussi de Vernet, le quel Vernet se fera remarquer par ses nombreux tableaux des batailles de la conquête de l'Algérie...là j'ai aussi fait appel à Chassériau et son tableau de Ali Ben Ahmed, un harki de Constantine. Ce qui m'a permis ensuite de faire le lien avec les autres batailles, dont certaines n'ont pas été bien représentées, comme celle de la Macta ou de Sidi Brahim, que l'Emir avait magistralement remportées. Bien sûr j'ai aussi présenté deux tableaux sur la bataille d'Isly, avec une triste défaite de l'armée impériale du Maroc, dont les troupes étaient commandées par Moulay Hicham, le propre fils du roi Mouley Abderrhamane, ce qui poussa ce dernier à signer le traité de Tanger entre son royaume et celui de France. Ce traité a également été cité puisque c'est à partir de cet acte que l'Emir Abdelkader devenait l'ennemi à abattre à la fois des Français et des Marocains, nous sommes en septembre 1844. L'Emir Abdelkader se perd alors dans les oasis du Sud, tentant difficilement de reconstruire son armée. C’est  ce qui incitera Med Benabdallah « Boumaza » à soulever les tribus du Dahra, de la vallée du Chéliff et de l’Ouarsenis. Comme il n’existe qu’un seul portrait de Boumaza, je me suis fais un grand plaisir à le montrer pour souligner que les artistes peintres ont également été utilisé pour une cause bien précise, celle de glorifier les maitres du moment et de faire l’apologie de la guerre. Comme j’avais un texte de Fromentin et d’Assia Djebbar, j’en ai profité pour parler de la bataille de Laghouat et de celle tout aussi sanglante des Zaatcha, avec un croquis fait par un médecin des têtes coupées de Cheikh Bouziane et de son fils ainsi que de Si Moussa, le Cheikh des Derqaoua, sachant que ces têtes momifiées sont encore exposées au musée d’histoire naturelle de Paris…ensuite, Nordine Belhachemi a pris le relais pour nous parler avec une grande passion de l’émergence du mouvement Aouchem, déplorant au passage l’inquisition qui leur fut faite surtout par Issiakhem et Khadda…ils nous apprendra qu’à l’origine, c’est Cherkaoui, peintre Marocain, qui a susurré l’idée à Mesli de prendre en charge ma culture populaire…Nordine a également lu le manifeste élaboré lors de la création du mouvement, tout en soulignant que le groupe dont fait partie notre ami Martinez, n’a en fait exposé quà 3 occasions….ce qui ne l’a pas empêché de faire des petits, puisque les principaux animateurs actuels de la scène artistique nationale se revendiquent à des titres différents, de cette mouvance…pour ma part j’ai rappelé que cette effervescence s’expliquait par la proximité de le grand évènement révolutionnaire du siècle dernier, à savoir le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie, après une âpre bataille politico militaro médiatique entamée avec fougue et détermination par le peuple Algérien…j’ai  fait le parallèle avec la naissance du premier festival culturel algérien, à savoir le festival du théâtre amateur, dont l’initiative revient en très grande partie à un cantonnier de Tigditt, féru de théâtre et pétri de patriotisme, en l’occurrence Si Djillali Benabdelhalim, droit sorti d’un film d’Orson Welles, à savoir l’excentrique « Falstaff » que tout amateur du 7ème art est censé avoir regardé au moins deux fois…de suite…

Une Véto à l'oeil



DIPLÔMÉE SANS AVOIR SUIVI SON CURSUS UNIVERSITAIRE : comment la fille de Rachid Benaissa est devenue vétérinaire  
Écrit par Hamid Guerniin Algérie Express du 29 Juil 2013
Mis à jour le lundi 29 juillet 2013 17:06
Publié le lundi 29 juillet 2013 16:10


Elle est fille de ministre. Elle n’a pas usé ses jupes sur les bancs des amphithéâtres pour obtenir son diplôme. La fonction de « papa » vaut, pour elle, modules et bulletins de notes et, au final, un diplôme de docteur vétérinaire délivré par l’école nationale vétérinaire d’El Harrach et un poste de directrice à la caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA).
Avec 17 modules en dette, elle se voit délivrer son diplôme. Retour sur le cursus universitaire de la fille à papa. La demoiselle Benaissa Amel Hanna est inscrite en première année à l’ENV d’El Harrach en 1993. A l’époque, le papa, actuel ministre de l’agriculture et du développement rural, Rachid Benaissa, était chef de cabinet au ministère de l’agriculture et de la pêche. Un poste qui profitera à sa fille fraîchement inscrite à l’université. Elle bénéficia d’une bourse d’études, dans le cadre d’une convention qui venait juste d’être signée entre l’ENV d’ El Harrach et l’ENV de Toulouse.  La fille du chef de cabinet du ministère de l’agriculture et de la pêche partit alors faire ses modules dans cette école de l’hexagone. La Convention, signée, coté ENV El Harrach, par l’ancien directeur Othmani Marabout Abdelmalek et coté ENV Toulouse par le Pr G. Vanverbeke, stipule que l’étudiante devait se réinscrire à chaque rentrée universitaire et que l’ENV de Toulouse envoie à l’ENV d’El Harrach les évaluations pédagogiques périodiques et annuelles  de Melle Benaissa.  En date du 2 novembre 1998, Othmani Marabout Abdelmalek, ancien directeur de l’ENV, s’inquiète de la situation pédagogique de l’étudiante.   Dans un courrier envoyé au directeur général de l’ENV El Harrach, il note que Benaissa Amel Hanna était inscrite régulièrement en 2ème année pour l’année 1994/1995 et que sa situation est irrégulière pour les années 95/96, 96/97 et 97/98.  Il ajoute que l’ENV n’a été destinataire que de deux bulletins de notes de l’étudiante, l’un en date du 12 juillet 95 et l’autre en date du 23 octobre de la même année. Othmani relève surtout que Benaissa Amel Hanna n’a pas renouvelé ses inscriptions, comme le stipule la convention citée plus haut.  L’écrit reste lettre morte. Quatre années plus tard, soit le 14 août 2002, la directrice par intérim de l’ENV El Harrach, Mme Ababou Assia saisit le secrétariat général du MESR au sujet du cas Benaissa Amel Hanna.  Elle note que « l’ENV d’Alger ne peut garantir à 100% que les résultats obtenus à l’ENV de Toulouse par Melle Benaissa Amel Hanna, c'est-à-dire la validation de la 1ère et 5éme année du cursus universitaire ».
 « Aucun document (attestation d’inscription, relevé de notes, PV de délibération du jury des différentes années passées à l’ENV de Toulouse) n’a été fourni ni annuellement ni à son retour et même jusqu’à présent à l’ENV d’Alger, conformément à la convention signée en 1994 » et enfin que « les documents en ma possession sont des fax ou des copies de fax dont certains ont transité par la direction des services vétérinaires du ministère de l’agriculture. Certains fax présentent des anomalies, comme le relevé récapitulatif de la situation de Mlle Beniassa, rédigés par M ; Nedjari. » Rien n’y fait. Melle Benaissa obtient tout de même son diplôme, signé par le directeur de l’ENV, Ghozlane El Ouardi.  Le ministère de l’agriculture, à travers la chambre nationale d’agriculture, a su être reconnaissant envers ce dernier. En 2006, il est intégré dans une délégation se rendant en Sardaigne dans le cadre d’un projet de coopération de la filière lait avec le gouvernement régional de Sardaigne. C’était du 23 au 28 janvier 2006.
Hamid Guerni

20 Aout 55, les blessures sont encore béantes

  Propos sur le 20 Aout 1955 à Philippeville/Skikda  Tout a commencé par une publication de Fadhela Morsly, dont le père était à l’époqu...